Accueil > Motions des laboratoires > Lyon, Laboratoire de Neuropharmacologie EAC CNRS 5006, Université Lyon 1 (…)
Lyon, Laboratoire de Neuropharmacologie EAC CNRS 5006, Université Lyon 1 (17/03/09)
mardi 17 mars 2009, par
Motion des chercheurs et ITA CNRS et INSERM
du Laboratoire de Neuropharmacologie EAC CNRS 5006, Université Lyon 1
votée le 17 mars 2009 (6 voix pour cette motion sur 6 votants)
Nous, chercheurs et ITA CNRS et INSERM de l’EAC CNRS 5006, exprimons par cette motion notre profond désaccord avec les réformes en cours et celles qui sont prévues par le gouvernement concernant notre système d’enseignement supérieur et de recherche.
Nous nous élevons :
contre la substitution de l’ANR aux EPST (CNRS, INSERM,…) comme opérateur de recherche,
contre le démantèlement du CNRS et la suppression du département des Sciences du vivant,
contre la soumission de la recherche fondamentale à une politique qui a pour vision la rentabilité économique à court terme,
contre l’évaluation de la recherche par des commissions de décideurs nommés arbitrairement, qui appliqueront des critères quantitatifs (bibliométrie) au lieu de critères de qualité et pour le respect du modèle de l’évaluation (par des comités incluant une majorité de pairs élus) fondée sur les principes de collégialité, d’indépendance et de compétences scientifiques,
contre les « chaires organismes-universités » au profit d’une vraie politique de délégation et de détachement et redéploiement de ces postes aux EPST,
contre les diminutions de postes statutaires de chercheurs et d’ITA prévues entre 2009 et 2013 dont le premier effet est la précarisation, déjà visible, des jeunes chercheurs, des gestionnaires, des ITA en général.
Nous pensons qu’il est indispensable d’effectuer des réformes et des changements, mais après concertation à l’échelle nationale (notamment sur l’avenir et le rôle du CNRS) dans l’objectif de sauvegarder, tout en l’améliorant, notre système de recherche et d’enseignement.
En effet, depuis 2004, la communauté scientifique a toujours été source de proposition (comme cela a été le cas lors des Etats-Généraux de la recherche en 2004) mais sans que cela semble être suivi d’effets.