Toulouse, LISST, Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités Sociétés Territoires (UMR 5193) (06/03/09)

, par Admin

Motion du LISST à l’occasion du rassemblement national des délégués de laboratoires (Paris, 12 mars 2009)

Dans le cadre de la mobilisation pour la défense et l’évolution des organismes de recherche français, le Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités Sociétés Territoires (UMR 5193, Toulouse) demande :

1)La restitution des 1030 emplois supprimés au budget 2009.

2)Le rétablissement des post-doctorats CNRS (tous supprimés pour l’année 2009).

3)L’abandon du dispositif des chaires mixtes « universités - organismes de recherche » dans sa définition actuelle (laquelle implique une disparition de postes statutaires de chercheurs).

4)Un plan pluriannuel de recrutement de personnels de recherche statutaires (chercheurs, ingénieurs, administrateurs).

5)Le maintien du financement d’une recherche à long terme, libre et exploratoire.

6)Le maintien du CNRS et des autres institutions de recherche (INSERM, INRA, IRD, etc.) en tant qu’organismes nationaux de recherche, à la fois opérateurs de recherche et agences de moyens.

7)La renégociation des modalités du projet de contrat doctoral.

8)Une politique publique ambitieuse de financement et d’encadrement scientifique des doctorants (notamment dans le domaine des sciences humaines et sociales).

9)Un débat autour des modalités d’évaluation de la recherche telle qu’elle est actuellement pratiquée par l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES).

Aussi longtemps que ces revendications ne seront pas satisfaites, les membres du LISST soutiennent :

1)Le blocage des Conseils d’Administration des organismes de recherche appelés à entériner les réformes en cours.

2)Le boycott des expertises réalisées à la demande de l’Agence Nationale de la Recherche.

3)Le boycott des jurys de sélection des candidats aux chaires mixtes « universités – organismes de recherche ».

Ils appellent à reprendre les conclusions des Etats Généraux de la Recherche de 2004 pour engager une véritable concertation sur l’avenir de la recherche française.