Grenoble, motion SNCS Grenoble campus (25/02/09)

, par Administrateur

La section SNCS Grenoble Campus met en garde contre le risque de voir le mouvement se diviser sur ses objectifs et insiste sur la nécessité de défendre tous les enjeux de manière cohérente et solidaire. Le succès du mouvement actuel vient de son unité, regroupant l’ensemble des personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et les étudiants, face à des attaques frontales qui touchent l’ensemble du
système et donc à la fois les universités et les EPST, au sein d’un projet gouvernemental cohérent de démantèlement d’un appareil de recherche et de formation indépendant et libre.

En présentant ce
mouvement de manière parfois simpliste, les médias le dénaturent souvent, le centrant sur un prétendu refus de l’évaluation par les enseignants chercheurs, pour se concentrer sur la seule question du
statut de 1984. Ils en négligent presque systématiquement l’enjeu des EPSTs et particulièrement du CNRS et celui des modes de gestion et d’évaluation de la recherche publique. En se posant comme interlocuteur
privilégié, la CPU conforte cette simplification en écartant totalement ces enjeux. Il est essentiel de rester mobilisé et attentif pour obtenir le maintien du CNRS comme opérateur de recherche, couvrant l’ensemble du spectre des disciplines, et la réintégration des postes supprimés au concours 2009 ou transformés en "chaires mixtes".

Les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur sont évidemment disposés à contribuer à l’amélioration de leurs conditions de travail et aux réflexions sur les conditions d’exécution de leurs missions de service public, mais certainement pas à se soumettre aux ordres de groupes de pression financiers, politiques ou idéologiques qui ne rêvent que de compétition économique entre universités et équipes de recherche, de marchandisation des savoirs et de précarisation des travailleurs scientifiques.